Les 3, 4, 10 et 11 octobre venez nous retrouver à la Maison de Pays de Mornant et découvrez les œuvres des artistes qui nous soutiennent dans le cadre d’Octobre Rose :
- Alain ZUCCA, Photographe – Orliénas
- Erika OSTERLOH MONGE, Peintre – Orliénas
- Martine MARREC, Sculptrice – Mornant
- Farnçoise PARRON, Pastelliste – St Laurent d’Agny
- Valérie BRUEZ, Artiste Plasticienne qui vous parlera de son expérience face à la maladie – Villeurbanne
Ce sera l’occasion d’échanger sur des thèmes qui nous tiennent à cœur : la prévention, le dépistage, la vie avant, pendant et après un cancer.
Le samedi 3 octobre à 17h00, nous vous invitons au vernissage de notre exposition, moment convivial à l’occasion duquel vous pourrez discuter avec nos Artistes.
Horaires d’ouverture de la Maison de Pays : Samedi et dimanche de 14h30 à 18h30
Une femme sur huit est concernée par un cancer du sein dans sa vie : alors que la France est le pays au monde avec la plus grande incidence de la maladie, un programme pilote mené à Strasbourg s’est penché sur la présence de polluants dans les tumeurs de patientes opérées. Ils ont testé la présence de 578 pesticides, 4 PFAS et 30 métaux dans les tumeurs, cancéreuses et bénignes, retirées à 1 000 femmes. Les résultats sont sans appel : Six métaux, les PFAS et une quarantaine de pesticides – herbicides, insecticides, etc. sont sujet d’inquiétude. D’après l’lNCA de fortes suspicions existent sur le rôle des pesticides dans le développement de pathologies chroniques (cancers, troubles neurologiques, troubles de la reproduction). Une relation a pu être établie entre une exposition aux PCB qui sont des polluants persistants, c’est à dire des substances qui se désagrègent très peu dans l’environnement et le cancer du sein, on parle aussi des PFAS. La chercheuse Carole MATHELIN responsable de cette étude plaide pour « une information plus transparente en direction du consommateur quant à la présence des PFAS, sur le modèle de ce qui existe déjà avec le Nutri-score ».
Nous pouvons donc rajouter à la liste des facteurs de risques, le facteur environnemental.
Le traitement du cancer passe aussi par le politique dès lors que des enjeux environnementaux sont en cause. Nous attendons donc de nos élus qu’ils prennent en compte ce constat et en tirent les conséquences qui s’imposent.
Le ruban rose ça se porte, la prévention ça se vote !
Si les progrès de la recherche sont remarquables, la clé de la lutte contre le cancer du sein reste le dépistage. Détecté tôt, il se guérit neuf fois sur dix. Le dépistage organisé des cancers du sein a été généralisé en France en 2004. Tous les deux ans, les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à faire une mammographie, remboursée à 100% par l’Assurance-maladie. Le dépistage du cancer du sein permet de réduire le risque de mortalité de 40%.
la mortalité globale due à ce cancer diminue en moyenne de 1,6% par an depuis les années 1990. Les diagnostics sont plus précoces et la prise en charge est meilleure.
C’est pourquoi, nous continuions aujourd’hui et tout le reste de l’année à vous informer et à vous sensibiliser sur l’importance du dépistage organisé mais aussi sur l’importance pour les personnes de mois de 50 ans de faire pratiquer un examen clinique de leurs seins tous les ans par un professionnel de santé à partir de 25 ans.
Vous pouvez vous aussi, nous aider en prenant soins les unes des autres et en incitant vos proches à consulter ou à se faire dépister !
Mais Octobre Rose ne concerne pas que les femmes, chaque année 500 hommes sont diagnostiqués en France et on n’en parle pas assez. Eux aussi doivent apprendre à connaître leur poitrine et à être attentif au moindre changement.
Le cancer c’est aussi un changement de vie :
On a enfin fini tes traitements et les gens pensent qu’on va pouvoir reprendre sa vie d’avant mais on a la sensation de ne plus être comme avant, on se demande comment retrouver sa vie d’avant et personne ne nous a préparé à ça. On doit apprendre à vivre avec celle qu’on est devenue. On est en rémission mais notre corps est fatigué, on doit subir des opérations de reconstruction. On a le droit de ne pas être forte constamment, d’avoir des hauts et des bas, d’avancer à son rythme. L’après cancer, ce n’est pas tourner la page, c’est apprendre à écrire la suite de sa vie doucement, à sa façon.
Quand tout est fini, il faut reconstruire son quotidien, reprendre le travail et après des mois de prise en charge, on a un sentiment d’abandon. C’est pourquoi il est important de pouvoir être entouré, soutenu et aidé à chaque moment de la vie avant, pendant et après le cancer et pour cela il est possible de compter sur nos associations partenaires Jeune et Rose Auvergne Rhône Alpes, La Ligue contre le cancer, Europa Donna, les Amaroses, Lymphoedème Rhône Alpes.
En ce mois d’octobre rose, je veux aussi avoir une pensée pour toutes les familles des malades qui les soutiennent et les entourent.
Vous l’aurez compris parler pour se donner bonne conscience une fois dans l’année du cancer, de ses causes et de ce que l’on peut faire pour faire reculer la maladie n’est pas suffisant, il faut agir toute l’année, alors n’oubliez pas : être à l’écoute de son corps, c’est choisir la vie, la prévention, le dépistage peuvent sauver des vies, nous comptons sur vous pour le rappeler à toutes celles et ceux que vous aimez !
