Risques & Prévention

Les facteurs de risques

L’âge (cancer du sein)

Le risque de cancer du sein augmente avec l'âge, surtout après 50 ans. Près de 50 % des cas sont diagnostiqués entre 50 et 69 ans, d'où l'invitation pour les femmes de 50 à 74 ans à réaliser une mammographie tous les deux ans, entièrement prise en charge.

Les antécédents familiaux (cancer du sein)

Environ 20 à 30 % des cancers du sein surviennent chez des femmes avec des antécédents familiaux. Cette disposition peut être liée : au hasard, à un mode de vie commun, à un facteur héréditaire transmis par les gènes, ou à une combinaison de ces éléments.

La consommation de tabac (tous les cancers)

Le tabagisme augmente le risque de plusieurs cancers, y compris le cancer du sein. Les femmes exposées au tabagisme passif ont un risque plus faible que les fumeuses actives, mais supérieur à celui des femmes jamais exposées au tabac (Afsset, Inserm, 2008).

La consommation d'alcool (tous les cancers)

La consommation d'alcool augmente le risque de cancer du sein, notamment en élevant les taux d'œstrogène. Dès un verre par jour, le risque est significatif. Environ 15 % des cancers du sein sont attribués à une consommation régulière, même modérée.

Le surpoids / l'obésité (tous les cancers)

Le surpoids (IMC compris entre 25 et 29,9) et l’obésité (IMC de 30 ou plus) augmentent le risque de cancer du sein chez la femme ménopausée. A l’inverse, l’activité physique est associée à une diminution de risque de cancer du sein après la ménopause.

Des prédispositions génétiques (tous les cancers)

Lorsqu'un cancer touche plusieurs membres d'une famille, il peut être héréditaire, causé par une mutation génétique transmise entre générations. Seuls 5 à 10 % des cancers du sein sont héréditaires, dus à une mutation génétique, qu'elle soit identifiée ou non.

Facteurs psychologiques

Il est maintenant admis que les causes d'un cancer sont multifactorielles, c'est à dire liées à différents facteurs dont la combinaison va permettre de développer la maladie. Dans ce cadre, certains traumatismes psychologiques - séparation, deuil- pourraient jouer un rôle dans le développement d'un cancer mais ce sujet reste l'objet de controverses scientifiques et médicales.

Hormones et perturbateurs endocriniens

Les hormones synthétiques, qu'on retrouve dans les pilules anticonceptionnelles, l'hormonothérapie substitutive ainsi que certaines substances chimiques présentes dans l'environnement, peuvent augmenter ou réduire vos propres taux d'hormones. Ces variations hormonales entraînent possiblement un risque accru de cancer. Certaines hormones naturelles peuvent accroître le risque de développer certains types de cancer. À titre d’exemple, plus une femme est exposée longtemps à l’œstrogène (même sous sa forme naturelle), plus son risque de cancer du sein augmente. Les femmes qui ont eu leurs premières menstruations à un plus jeune âge que la normale, qui sont entrées en ménopause plus tard que la normale ou qui n’ont jamais eu de grossesse présentent un risque plus élevé de cancer du sein parce que la durée totale (à vie) de leur exposition à l’œstrogène est plus longue. Les perturbateurs endocriniens sont des substances étrangères à l'organisme. Ils peuvent avoir une origine naturelle ou artificielle. En modifiant le fonctionnement de notre système hormonal, (aussi appelé « système endocrinien »), ils provoquent des effets potentiellement néfastes pour la santé d'un individu ou de ses descendants. Des perturbateurs endocriniens sont aujourd’hui reconnus comme étant responsables de cancers, dont certains sont dits « hormono-dépendants », comme les cancers de la thyroïde, de la prostate, du sein, de l'ovaire et du testicule.

PapillomaVirus

Le vaccin n’est recommandé chez les filles que depuis 2007 et il n’a été préconisé chez les garçons que depuis 2021.
Aujourd’hui la couverture vaccinale des garçons n’est que de 8,5 %.
La vaccination des 11 et 19 ans protège jusqu’à 90 % des infections HPV.
Chaque année en France, 6400 nouveaux cas de cancers sont causés par les papillomavirus humains : 100 % des cancers du col de l’utérus sont dus aux infections liées aux HPV et plus de 25 % des cancers provoqués par les HPV touchent les hommes.
80 % des femmes et des hommes sont exposés à ces virus au cours de leur vie. Aujourd’hui, la vaccination contre les HPV prévient jusqu’à 90 % des infections HPV à l’origine de cancers.

Qui est concerné par la vaccination contre les HPV ?

La vaccination contre les HPV est recommandée pour : les filles et les garçons dès l’âge de 11 ans;

les filles et les garçons en attente ou ayant eu une transplantation d’organe dès l’âge de 9 ans;

les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes jusqu’à l’âge de 26 ans.

C'est quoi le HPV ?

Les HPV sont des virus humains appelés papillomavirus. Il en existe près de 200 types différents, dont 12 peuvent provoquer des cancers. 80 % des femmes et des hommes sont exposés à ces virus au cours de leur vie. Les infections à HPV sont la plupart du temps asymptomatiques et disparaissent généralement en quelques mois, mais une petite proportion peut persister et évoluer en maladies. 
Certains types de HPV sont responsables de lésions bénignes mais douloureuses qui apparaissent sur la peau ou les muqueuses de l’anus et de la région génitale (verrues ano-génitales, aussi appelées condylomes). Elles handicapent environ 100 000 personnes chaque année. Les HPV peuvent aussi provoquer des lésions plus graves pouvant entraîner des cancers. Cela concerne 8 parties du corps : le col de l’utérus, l’anus, l’oropharynx (gorge, amygdales et base de la langue), la vulve, le vagin et le pénis.

Comment se transmettent les virus HPV ?

Les virus HPV se transmettent par simple contact au niveau des parties génitales, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Chacun, chacune peut être exposé(e) à une infection à HPV quelle que soit sa sexualité : hétérosexuelle comme homosexuelle, bisexuelle, transgenre (LGBT). Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente et le préservatif, qui est le meilleur moyen de protection contre les infections sexuellement transmissibles, ne protège que partiellement contre les HPV.
La vaccination est le mode de protection le plus efficace contre les HPV. 

Quel lien entre HPV et cancer ?

Dans la majorité des cas, les cancers liés à l’infection par les HPV concernent le col de l’utérus (44 %), de l’anus (24 %) et l’oropharynx (22 %). Si les cancers concernent en majorité les femmes, un quart touche les hommes. 
Environ 80 % des femmes et des hommes sont exposés à ces virus au cours de leur vie. Les verrues ano-génitales (condylomes) touchent autant les hommes que les femmes. En général, le corps parvient à éliminer les infections à HPV mais il arrive que celles-ci persistent et provoquent des lésions précancéreuses. Ces lésions peuvent évoluer vers un cancer plusieurs années plus tard.

Les cancers du col de l'utérus touchent près de 2 900 femmes et causent environ 1 100 décès chaque année en France. Tous sont liés aux papillomavirus humains ou HPV. Environ 30 000 lésions précancéreuses du col de l’utérus sont dépistées et traitées chaque année. Elles peuvent nécessiter un traitement ou une surveillance gynécologique particulière avec parfois des retentissements importants sur l’avenir obstétrical de la femme, dont le risque d’accouchement prématuré.  Les cancers de l’anus liés aux HPV touchent chaque année quelque 1 500 personnes dont environ 1 100 femmes. Ils représentent 90 % des cancers de l’anus. Le taux d’incidence de ce cancer est en augmentation ces dernières années, de manière plus marquée chez les femmes de 50 et 60 ans. 

A quel âge doit-on se faire vacciner ?

La vaccination contre les HPV est recommandée pour les filles et les garçons entre 11 ans et 14 ans. Elle peut également être proposée en rattrapage jusqu’à l’âge de 19 ans. 
Il est important que la vaccination contre les HPV soit réalisée avant l’exposition à l’infection. Faire vacciner les enfants et les adolescents avant le début de leur vie sexuelle permet de garantir une protection maximale. 
La vaccination contre les HPV est également recommandée pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. 
Faire vacciner son enfant contre les HPV, c’est le protéger contre les risques de développer plus tard des maladies, dont des cancers. C’est aussi protéger les autres.
Source : INCA (Institut National du Cancer)

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Sans le dire

Elle est là, je la vois au bout du chemin loin, très loin.
Parfois elle se cache mais elle n’est jamais loin.
J’aimerais la voir et la revoir encore.
Elle me porte, me transporte dans la vie.
Elle est ma précieuse étoile au loin.
Elle est dans mes sourires, elle est dans mes larmes, elle dans mon coeur.
Elle est le souffle du vent qui m’aide à respirer.
Elle est le cours de la rivière qui m’aide à avancer.
Elle c’est Joëlle que la maladie a amené sur ma route.
Nous avons fait un précieux bout de chemin ensemble trop court mais plein d’amour.
Merci à elle.

Corinne C

Noémie Labrosse – Exposition “Lettres à des étoiles” – Mornant 2024