À Paris, des chercheurs de l’Institut Curie testent sur des puces des fragments de tumeurs pour déterminer la thérapie la plus adaptée à chaque patiente.
Dans son laboratoire, Stéphanie Descroix, chercheuse du CNRS, montre un petit carré de plastique transparent. « C’est ce qu’on appelle une puce. Un tout petit objet, grand comme une pièce d’un euro, explique-t-elle, dans lequel on va reconstituer en 3D des tumeurs qui vont mimer ce qui se passe à l’intérieur du patient. » Des chercheurs de l’Institut Curie, à Paris, ont mis au point des puces capables de savoir quel est le traitement le mieux adapté à chaque patiente atteinte d’un cancer du sein alors que débute, jeudi 1er octobre, Octobre rose, un mois destiné, depuis 1985, à informer et sensibiliser sur le cancer du sein, le plus meurtrier chez les femmes, et sur l’importance du dépistage. Cette initiative permet aussi de récolter des fonds qui financent l’accompagnement des patientes, mais aussi la recherche médicale sur les causes du cancer du sein, sa prévention, son diagnostic, son traitement et sa guérison par des traitements innovants.
La chercheuse a prélevé un bout de tumeur sur une patiente, et l’a placé dans cette puce chauffée à 37 degrés, la température du corps. Ana Vazquez, ingénieure sur ce projet, y injecte ensuite des médicaments – chimiothérapie, immunothérapie ou anticorps – et observe la réaction de la tumeur. Si les cellules cancéreuses meurent, le bon traitement est identifié.
L’enjeu, c’est de donner rapidement l’information aux médecins. « Vous imaginez un peu le stress que c’est pour moi, confie la chercheuse Stéphanie Descroix, dont l’objectif est de pouvoir, « en moins d’une semaine », récolter les échantillons de tumeurs et déterminer, pour chacune, le traitement le plus adapté. Sur des souris, l’équipe parvient à identifier en quatre jours le traitement qui va stopper la progression d’un cancer du sein métastatique. Il faut maintenant tester ces puces à grande échelle, avec des patientes, avant de pouvoir généraliser ce dispositif.
Source : Franceinfo
Vous pouvez aussi visionner la vidéo ci-dessous : Cancer du sein, les tumeurs sur puce
