Novembre : un mois pour parler des cancers masculins
Un enjeu de santé essentiel, qui concerne tous les hommes.
Chaque année en France, près de 60 000 hommes sont touchés par un cancer de la prostate. Cela en fait le cancer masculin le plus fréquent, et la 2ᵉ cause de décès par cancer chez les hommes. Pourtant, lorsqu’il est détecté tôt, son taux de survie à 5 ans atteint 93 % (Institut Curie) : un message d’espoir puissant, porté notamment durant Movember.
Prostate, testicules, verge : où en est-on ?
D’après les données publiées par l’Institut Curie et l’INCa :
Cancer de la prostate : 59 885 nouveaux cas/an
Rare avant 50 ans
Âge médian au diagnostic : 64 ans
Très bon pronostic en cas de dépistage précoce
Cancer du testicule : 2 769 nouveaux cas/an
Survient souvent chez l’homme jeune
Taux de guérison élevé
Cancer de la verge : 449 nouveaux cas/an
Maladie rare, mais qui reste méconnue
Ces chiffres rappellent une réalité essentielle : parler des cancers masculins, c’est aussi sauver des vies.
Pourquoi en parler ici ?
Parce que la prévention et l’accompagnement concernent tout le monde, quel que soit le sexe ou l’âge. Parce que notre mission est d’offrir un espace d’information fiable, de soutien et de sensibilisation sur les cancers les plus fréquents — qu’ils touchent les femmes ou les hommes. Parce que mieux connaître les cancers masculins, leurs signes d’alerte et les gestes de prévention, c’est donner à chacun les moyens d’agir tôt.
Movember : un mouvement mondial pour la santé des hommes
Né en Australie en 2003, Movember mobilise chaque année des millions de personnes autour de la prévention des cancers masculins, de la santé mentale et du suicide chez les hommes. L’emblème est bien connu : la moustache, portée pour ouvrir le dialogue, briser les tabous et encourager les hommes à consulter avant qu’il ne soit trop tard.
Movember rappelle une réalité simple : 👉 les hommes consultent souvent plus tard, et moins souvent. 👉 Le diagnostic précoce change tout.
Les bons réflexes à garder en tête
Être attentif aux symptômes inhabituels : troubles urinaires, douleurs, masse testiculaire…
Parler du dépistage avec son médecin dès 45–50 ans pour la prostate.
Rappeler que consulter tôt permet souvent des traitements moins lourds et plus efficaces.
Encourager un suivi régulier de sa santé, sans tabou.
❤️ En ce mois de sensibilisation, soyons toutes et tous acteurs de la prévention.
Informer, rassurer, orienter : ensemble, nous pouvons réduire l’impact des cancers masculins et protéger la santé de chacun.