PFAS et cancer du sein : une étude confirme l’impact majeur de l’environnement

Une découverte française qui change le regard sur le cancer du sein

Selon une étude inédite menée par la professeure Carole Mathelin, cheffe du service de chirurgie à l’Institut de cancérologie Strasbourg Europe (ICANS), et relayée par France 3 Grand Est le 10 octobre 2025, le cancer du sein serait davantage lié à notre environnement qu’à la génétique.
L’équipe strasbourgeoise a analysé les tumeurs de près de 1 000 patientes alsaciennes et mosellanes, et les résultats sont frappants : 96 % des femmes présentaient dans leur tumeur au moins un PFAS, un polluant chimique très présent dans notre quotidien.

Des substances invisibles, mais omniprésentes

Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) sont souvent appelés “polluants éternels” en raison de leur persistance dans l’environnement.
On les retrouve dans de nombreux objets de la vie courante : poêles antiadhésives, emballages alimentaires, cosmétiques, peintures, textiles ou encore produits imperméabilisants.
Ces substances, soupçonnées d’être perturbateurs endocriniens, peuvent interférer avec le système hormonal, jouant un rôle possible dans le développement de cancers hormono-dépendants comme le cancer du sein.

Des différences selon la morphologie et le lieu de vie

L’étude montre également que l’exposition varie selon la corpulence :

  • les femmes minces présentent davantage de métaux lourds et PFAS,

  • tandis que les femmes en surpoids concentrent plus de pesticides, ces derniers se stockant dans la graisse.

Des traces de plomb ont aussi été retrouvées chez des patientes vivant à proximité de zones industrielles, notamment dans la vallée sidérurgique de la Moselle et autour de Mulhouse.

Prévenir au quotidien : les bons réflexes à adopter

La professeure Mathelin invite à faire preuve de bon sens environnemental et à repenser nos habitudes de consommation :

  • Se demander : “Ai-je vraiment besoin de ce produit ?”

  • Éviter les imperméabilisants, anti-acariens ou désodorisants d’intérieur non essentiels.

  • Privilégier les circuits courts et les aliments bruts.

  • Choisir des ustensiles sans revêtement antiadhésif et limiter les emballages plastiques.

  • Aérer régulièrement son logement et éviter l’accumulation de produits chimiques.

Car si seuls 5 à 8 % des cancers du sein sont d’origine génétique, les autres peuvent être influencés par notre environnement, nos expositions, et nos choix de vie.

🩷 Ce qu’il faut retenir

Cette étude rappelle que la prévention du cancer du sein passe aussi par la réduction de l’exposition environnementale.
Sans tomber dans l’inquiétude, il s’agit d’apprendre à choisir plus consciemment : ce que nous mangeons, ce que nous appliquons sur notre peau, et ce que nous respirons chez nous.
Chaque petit geste compte — pour notre santé et celle des générations à venir.

📚 Source :
France 3 Grand Est – “Les PFAS jouent clairement un rôle : le cancer du sein est davantage lié à l’environnement qu’à la génétique”, 10 octobre 2025.
Étude menée par la Pr Carole Mathelin, ICANS Strasbourg.

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